Des haies ? en plaine ?

Ici c’est la plaine ! On est attachés aux grandes étendues, aux vues à l’infini… Historiquement nous avons toujours été dans des paysages très ouverts, avec quelques noyers comme points de repères dans le paysage… mais pas de haies hautes comme dans le bocage tout proche. Pour autant, les petites friches, bois, vignes, taillis, vergers, jardins, marais, tendent à disparaitre au profit des grandes cultures… changements imperceptibles au quotidien mais réels et rapides… Situés au bord de la rivière, les peupliers sont une des cultures majoritaires… Nous avons installé une peupleraie non loin pour perpétuer la tradition. Retournay est donc bordé de grands peupliers que l’on renouvelle rangées par rangées, en bordure de rivière ou de fossés…

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Les têtes de peupliers conservés après la coupe pour être broyés et alimenté la chaudière collective de Retournay

En se promenant avec André Fouchard l’agronome maraicher l’autre jour, nous avons discuté de l’emprise de ces peupliers pas forcément adéquate pour le maraîchage. En effet, ils laissent passer le vent, leurs feuilles sont épaisses, et ils provoquent de grandes ombres portées… Ils nous conseillait donc d’imaginer une étape autre en privilégiant les feuillus, pourquoi pas même en laissant grandir les essences déjà présentes au pied des peupliers qui reprendraient leur droit rapidement. Avec la tempête et les dernières chutes d’arbres, c’est l’occasion d’acter une coupe et d’engager la projection vers une replantation ou le laisser aller comme préconisé…

 

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La coupe le long des faussés… Il faudra quelques années avant de se protéger de la route et de l’ouverture totale sur la plaine de Saint Jouin de Marnes…

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Visite avec Prom’haie côté vergers et poulailler….

Nous accueillons l’association prom’haie pour nous conseiller sur ce point… Nous en profitons pour aller de l’autre côté de la propriété réfléchir à la création d’une haie autour du champ situé en vis à vis de nos voisins agriculteurs qui projettent la construction d’un poulaillers de 30000 poulets à quelques centaines de mètres de chez nous… Même si le projet n’est pas encore sorti du terre (nous nous opposons à cette construction) c’est l’occasion d’engager une restructuration du paysage et des plantations…. C’est la bas que sont actuellement les vergers, pourquoi ne pas étoffer cette partie ? possiblement des noyers pourraient aussi être replantés ?… Il est compliqué de savoir si nous engageons ces plantations avant d’accueillir le projet agricole, quoi amorcer quand ?….

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A quelques 300 mètres les travaux de terrassement du poulailler industriel en cours semblent irréels… amorcés alors même qu’un recours a été déposé en justice.

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Vers l’installation d’une hydrolienne ?

Toujours dans l’idée de gagner en autonomie énergétique et d’amorcer la transition, nous voilà en quête d’installation d’une hydrolienne dans le bief qui passe sous la maison d’habitation et l’ancien moulin, où était installée autrefois une roue à aube. Aujourd’hui repérage avec l’association de pèche et l’entreprise Eco.cinetic qui serait le prestataire constructeur et installateur de ce prototype. Leur nouveau système d’hydrolienne horizontale serait testé ici et semble mieux approprié au débit et la forme de la chute. Reste à fournir à la DDT des éléments pour qu’ils donnent leurs indications sur la forme de l’installation qui ne doit pas nuire à la circulation de la faune. A priori cela devrait fonctionner en l’état : cette chute a toujours existé et une passe à poissons est déjà présente. Retournay est de plus devenu un site “No kill” de reproduction pour les poissons sous l’impulsion de l’association de pêcheurs. Une aide exceptionnelle de la Région Grande Aquitaine a été obtenue qui permettra de compenser le surcout lié au fait que l’installation soit encore un prototype. Ce projet semble aller dans le sens des préconisations politiques ; nous sommes de plus dans la Communauté de communes du Thouarsais très engagée sur les énergies vertes dans le cadre du dispositif territoire à énergie positive. Ce type d’installation est assez rare pour des privés ce qui complexifie les démarches administratives. Dans une région où les moulins étaient nombreux, il peut s’agir d’une vraie opportunité : on comptait à Marnes au début du 20ème siècle 13 moulins !

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Créer un espace test agricole

Pour imaginer notre projet d’installation agricole à Retournay, nous assistons à la formation “Mettre en place un espace test agricole ” proposé par le réseau Reneta. La formation a lieu au Parc de Tanaïs, à Blanquefort, à proximité du lieu-test de Porte-Greffe que nous avons eu l’occasion de visiter. Nous assistons à la formation avec Marie Laure et Lucile de la Coopérative des tiers lieux Aquitaine avec qui nous échangeons régulièrement. Cette formation est l’occasion de mieux comprendre les enjeux de l’accueil mais aussi la structuration juridique de ce type de projet. Nous souhaitons nous entourer au mieux pour pouvoir accueillir dans de bonnes conditions et bien articuler les différents projets du lieu. Nous réfléchissons aussi à des formes collectives d’organisation formelles ou informelles pour accompagner cet accueil tant en terme de conseils et de parrainage que de consommateurs et clients investis dans le projet…. Ci dessous quelques photos faites par l’équipe sympathique de la Pelle à projets une association qui promeut l’accueil et les projets collectifs née sous l’impulsion de maraichers !

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Résidence #2 – la transition agricole en projection

En ce mois d’octobre, c’est le moment d’un temps fort de travail dédié à la transition agricole. Voilà quelques mois que germe l’idée de transmettre les terres et d’accueillir des porteurs de projets. Mais les uns comme les autres ignorons la marche à suivre comme les spécificités des terrains qui bordent Retournay.

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Dans la perspective d’une transition écologique globale du site, la question des terres et de l’agriculture est primordiale, alors que les paysages et modes de culture continuent à se transformer rapidement vers des productions industrielles peu adaptées aux particularités locales. Terre argilo-calcaire, présence forte des arbres (peupliers notamment), amène une réflexion sur l’agro-foresterie, le maraichage en bordure de dive, mais aussi sur une céréaliculture sans intrants plus écologique. Aujourd’hui les 20 hectares attenant sont cultivés en partie par une agriculture céréalière classique (maïs, blé, poids, test soja) par un agriculteur voisin proche de la retraite. Une échéance parfaite pour cette reconversion !

Nous essayons cette semaine de rassembler les énergies et les idées sur un temps fort.  Nous proposons 4 jours pour imaginer l’accueil de porteurs de projets agricoles sur les 20 hectares autour du domaine et possiblement au delà. Il existe en effet d’autres perspectives avec la transmission d’autres terres liées au départ en retraite d’agriculteurs voisins. Il existe aussi 25 hectares de terres à Saint Généroux (7km) juste récupérées et qui pourraient être associées.

+ Les objectifs de ce temps de travail

Diagnostic du potentiel du site et des contraintes (approche agronomique, économique, liées a la propriété, configuration géographique…) + Cartographie des ressources et expériences territoriales (Visite de projets inspirants et documentation, écoute de porteurs de projets complices. + Temps de discussion pour imaginer des scénarios possibles et mise en place d’un calendrier de travail / processus pour interpeler des porteurs de projets et construire le cadre de la contractualisation.

 

+ Les personnes ressources associées à ce temps de travail

Alain Perceau : Agriculteur qui travaille aujourd’hui les terres // André Fouchard (analyse Hérody) : andre.fouchard@gmail.com // Lucile Aigron de la coopérative des Tiers lieux Aquitaine sur montage de tiers lieux agricole // Dominique Paquereau : agriculteur Bio à Saint-Généroux / transmission d’activité à son fils qui créé un moulin… // Vincent Couriault (éleveur de porc reconversion bio, complice) & son neveu (installé à thouars) // Karim Elouali, agriculteur céréalier ami en cours de reconversion à Rennes

+ Les conclusions

Ces quelques jours se sont avérés très positifs : Une transition vers le bio assez simple ; des terres adaptées au maraichage près de Retournay ; Des personnes ressources présentes localement ; les espaces tests agricoles comme perspectives ; Une prochaine formation avec le réseau RENETA ; la mise en place de forme collaborative pour penser l’accueil du maraichage… La suite bientôt après digestion !

Traversée artistique – le paysage en questionnement – Cie l’art au quotidien

Quelquefois les liens se font comme par évidence…
Cette année la Communauté de communes du Thouarsais à laquelle le village de Marnes vient d’être intégré propose à ses communes d’accueillir une Compagnie artistique en résidence pour construire in situ un spectacle. Le Collectif l’art au quotidien a été sélectionné avec une proposition sur… le paysage. Heureux hasard qui croisait les interrogations de Retournay suite à la résidence de paysagistes organisée en 2015. C’est un travail ambitieux et professionnel soutenu par le CNAR et la communauté de communes. Une opportunité intéressante, un nouveau test à réaliser !
Nous voilà donc traversés par ces artistes en réflexion sur le paysage. Ils sont venus à plusieurs reprises recueillir la parole des anciens mais aussi des enfants, découvrir les lieux pratiqués, rêvés, les lieux de mémoires, de vie et de questionnements.
Ils ont ensuite scénographiés certains de ces lieux pour qu’ils accueillent des textes d’auteurs contemporains. Ces textes – réflexions sur le paysage – nous interpellent sur l’évolution des modes de vie, sur les relations entre sédentaires et nomades, sur l’accélération du monde, sur l’ordre et le désordre, sur l’évolution de l’agriculture… Ces textes résonnent au milieu du village dans ses chemins et bordures… Ce travail donne lieu à deux balades guidées par des comédiens vêtus de rouge, scénographie raccord, avec chaises, élastiques, tas de pommes qui viennent souligner certains lieux… Le son est aussi un élément essentiel avec une première partie diffusée aux casques, puis une sonorisation des textes dans des espaces spécifiques.

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À Retournay, les artistes choisissent des lieux où jamais on emmène les visiteurs : l’ancienne porcherie dans on jus, pleine de cageots, de bouteilles et de toiles d’araignées où sera diffusé un montage sonore devenu œuvre électro-acoustique,  plus loin un point est improvisé avec les anciennes planches du pont levis, puis la peupleraie est défrichée pour y parquer le public entre les troncs entre les élastiques rouges. Un troupeau bigarré au milieu de la peupleraie rectiligne

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Ce projet embarque les Marnois : allumer le four à pain du village pour déjeuner ensemble le midi, faire partie de l’équipe de bénévoles qui prennent les entrées, font traverser les voies, apportent des éléments techniques. Faire ensemble simplement… C’est une très agréable journée même si la seconde représentation est stoppée par la pluie. Cette intervention pose de nouvelles questions : qu’est ce qu’accueillir en résidence ? Quelle perception du monde rural ? comment dire les pratiques du quotidiens, les petits trucs qui font l’attachement, l’indicible, les sentiments, le ressenti et la mémoire des transformations imperceptibles ? que font les artistes ? pourquoi collecter ces récits ? comment mettre en valeur les habitants ? comment faire ensemble ? qu’est ce que l’in situ ? Il y a ici comme un choc des cultures… des mondes différents qui se croisent : se rencontrent-ils vraiment ? Que produit ce type de résidence dans le village ? Comment peuvent elles créer une dynamique plus durable ?

Le terrain n’est pas vierge dans le département. Nous sommes notamment  tout proches de Pougne-Hérisson. Là bas le conte, le loufoque, le décalage et la culture ont créé une tonalité de vie. Sur des bases de culture populaire, les champs d’hybrides,  cela nous donne envie de nous rapprocher de cet espace temps des possibles…
Pour Retournay, après l’expérimentation voici venu le temps de la transmission et de l’échange. Pour convaincre de l’importance des cultures rurales, des cultures vernaculaires, des liens, de la nature, comment réussir à embarquer, à donner envie ? Comment sortir du contemplatif pour attirer des habitants façonneurs de villages ? qui contribuent à leur évolution pour le bien commun ?

“Insolite comme toute chose ordinaire – Installation/lecture dans le paysage (2016)

Avec cette nouvelle création, le Collectif l’art au quotidien poursuit sa réflexion sur la notion de Paysage à travers le processus de création in situ et souhaite plus particulièrement ici questionner l’infini variation du point de vue.
Pour ce nouveau dispositif de création in situ, le Collectif  a fait appel à 5 auteurs, d’univers et de genres littéraires différents, dans le cadre d’une commande d’écriture. Des textes qui donneront lieu à la création d’une “Installation/lecture” in situ dans le paysage”, proposée sous la forme d’un parcours/promenade à géométrie variable, composé de tableaux. Une invitation à plonger dans le paysage à travers des textes inédits mis en espace de manière totalement singulière pour chaque site. Une mise en espace qui “mettra en jeu” le spectateur/promeneur comme partie intégrante du parcours/promenade et de chaque tableau, par la marche, et la recherche et la découverte d’un ou plusieurs point de vue.

Soit autant d’approches du paysage comme autant de variations sur le point de vue. Aussi la question posée ici est : Qu’est-ce qui pour vous fait paysage ? Les notions de paysage urbain, paysage rural, paysage nocturne, paysage intérieur, paysage onirique, mais aussi de paysage politique, poétique sont autant d’approches, de points de vue soumis aux auteurs sollicités, et que nous offrirons à la méditation des spectateurs/promeneurs, qui par leur présence habiteront et nourriront cette réflexion et cette recherche.

Direction artistique  / Mise(s) en espace /  Direction de production : Sylvie Cavacciuti et Sophie Maillard // Auteurs : Jean-Paul Curnier / KitsouDubois / Jean-Charles Massera / Jacques Rebotier / Cécile Wajsbrot // Composition sonore & musicale  : Ronan Maillard // Chargée de production / Coordination / Diffusion : AnSo Raybaut-Pérès // Artistes/Interprètes : Olivier Constant, Caroline Espargilière et Sophie Maillard // Conception dispositifs sonores : BenJamin Karamehmedovic // Équipe technique : Pierre Bergan (technicien), Enzo di Meo (technicien son)”

Extrait de la présentation du spectacle par le Collectif l’art au quotidien.

La Villa des Licoches

L’actualité ? c’est toujours le gîte, on passe du temps à l’aménager, à accueillir les premiers touristes, à peaufiner l’organisation, à construire l’accueil, à imaginer où les envoyer… Le Gîte plait… On reçoit le top du tourisme deux sèvres 2016, quelques beaux articles… pour l’instant le gîte est bien loué, entre vacanciers de toute la France, qui choisissent parfois la région pour se retrouver des 4 coins de la France, quelques anglais et même des américains et réunionnais… et puis en saison creuse des travailleurs, ceux qui nettoient les rails ou les fours de la cimenterie proche… Cela fait plaisir à voir lorsqu’ils se promènent autour, se baladent près de l’étang ou se font un barbecue sympathique !

Marnes : près du moulin on dort comme un meunier

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Geneviève et Hilaire succèdent à Marnes à cinq générations de meuniers. Leur accueil est comme la pierre : franc et massif.
Geneviève et Hilaire succèdent à Marnes à cinq générations de meuniers. Leur accueil est comme la pierre : franc et massif.

Le dernier-né des gîtes du Thouarsais se situe au moulin de Retournay, à Marnes : la villa des Licoches. Un charme soigné envers le rural. Trois épis, c’est un minimum… pour un moulin qui en a broyé des pyramides de céréales. Mais ces trois épis-là relèvent de l’enseigne des gîtes de France. Sur l’un des flancs de cette propriété construite pour partie au XIII esiècle et surplombée d’un château du XVI esiècle, Geneviève et Hilaire Herbert ont créé un accueil privilégié.

A deux pas de Marnes, au moulin de Retournay, dans un écrin de verdure baigné par la rivière la Dive, sous le friselis des peupleraies se cache un lieu gorgé de poésie et d’histoire rurale. Le gîte est tout neuf – c’est même le dernier né du Thouarsais – et ne va recevoir ses premiers résidents qu’au tournant de l’été.

Un intérieur soigné et confortable. L’intérieur est classe : il mixe les fonctionnalités d’une cuisine contemporaine et lumineuse, l’hospitalité et le confort d’une literie modulable pour huit, et l’attrait des vieilles pierres brossées de frais. Attention de ne pas se laisser piéger par le sérieux apparent du logis : Geneviève et Hilaire en atténuent l’effet par une exquise urbanité. Dédramatisons avec l’hôtesse : « La villa des Licoches est un surnom donné à ce gîte en clin d’œil à mon grand-père Foucteau. Il était poète et proche de la nature : il avait construit une cabane dans le jardin à laquelle il avait donné le nom dérisoire de “ villa des licoches ” pour rappeler les limaces blanches de son jardin ».

Ici, dans le gîte de Marnes, impossible de ne pas dormir comme un meunier dont le moulin va trop fort ! Geneviève et Hilaire représentent la cinquième génération de meuniers sans interruption. De cette culture paysanne dont ils conservent l’âme, ils ont préservé un certain sens des valeurs qu’ils veulent partager. En laissant la porte largement ouverte au visiteur, ce bienvenu, qui pourra alterner les randos à vélo ou à pied, et les visites sur les richesses patrimoniales à portée de vue, les baignades à Moncontour, et le pittoresque des villages désertés.

nr.thouars@nrco.fr

Dominique Hérault

Résidence #1 Paysage(s) – l’après-résidence

Quelques images de l’évolution du jardin…

Le gîte est ouvert… déjà 8 semaines de location. Les plantes ont poussé… mélange de phacélie, trèfle blanc comme engrais vert et de potirons, tomates, plantes aromatiques… pour le plaisir des voyageurs. Les petites parcelles, délimitées par les tiges de bambous formes autant de micro-prairie au milieu du pré tondu… Les tipis permettent aussi de repérer quelques plants éparses de citrouille, potimarrons et pâtissons. Un système de jardin à faire évoluer. La cabane près de la rivière de saule quant à elle n’a pas résisté à la sécheresse. Elle s’offre quand même comme abris le long de la rivière. Elle donne des pistes pour mettre en valeur fossés et bras de rivière.

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Chantier agricole – Visites

Raphaël Sourisseau travaille dans le lycée agricole de Bressuire (Sèvres-Europe) et qui propose une formation supérieure de type BTS autour de la stratégie agricole, qui s’intéresse de plus en plus à l’agro-écologie. Nous l’avons sollicité pour imaginer un partenariat et avons profité de la résidence des paysagistes pour une première rencontre sur site. Discussions passionnantes avec cet agronome musicien très pégagogue, à travers les champs, les pousses de céréales, sous les arbres et au bord de l’eau… La formation cherche à travailler la transition écologique vers une reconstitution des systèmes de culture. Ils proposent d’étudier et de suivre ces transformations. Le cadre pédagogique de l’observation d’exploitation pourrait être très intéressant pour Retournay et ses 20 hectares de terres cultivées. Pour le BTS, Retournay est pour eux assez intéressant puisque placé au milieu d’une plaine agricole où les enjeux écologiques sont importants, dans un milieu très arboré, qui permet de penser des formes de cultures liées à l’agroforesterie, et en proximité de la rivière, avec des enjeux écologiques forts. L’enjeu est de ramener de la biodiversité dans la campagne.

Sèvre-europe travaille aussi avec des réseaux d’acteurs professionnels et sur études comparatives pour essayer de convaincre des contraintes et atouts de modes de productions moins consommateurs d’énergie. Pour Raphaël, “la seul manière de convaincre les agriculteurs de reconstruire des  systèmes autonomes durables c’est l’économique”. Il mène aussi une réflexion sur les modes de travail en analysant la complexification des taches et cherchant aussi des solutions pour faciliter le travail des agriculteurs.

Pour l’année prochaine c’est trop tard mais peut être la suivante ! D’ici là il faut rassembler les chiffres et essayer d’avoir une vision dynamiques des cultures, des intrants utilisés, les diagnostics des sols…

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Et puis s’enchaine la visite de Vincent Courillaud, éleveur de porcs en reconversion bio, et de son neveu Julien Ouzy en pleine réflexion sur l’évolution de l’exploitation familiale céréalière juste reprise à côté de Thouars. Connexions agricoles qui se prolongent pour alimenter la réflexion Retournay.

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